La Bonne Gouvernance

La bonne gouvernance pour réconcilier gouvernés et gouvernants

Que ce soit en matière de bonne gouvernance électorale, de bonne gouvernance économique et sociale ou même de bonne gestion des ressources humaines, le fossé se creuse davantage, chaque jour, entre les préoccupations et les actes posés par les « gouvernants » et les attentes légitimes de la grande majorité de la population pour une amélioration substantielle de leurs conditions de vie.
En effet, la cassure entre les populations du Cameroun et ceux qui les gouvernent est manifeste et évidente. Elle se traduit par un défaitisme des Camerounais vis-à-vis de la politique, dû à l’opacité dans l’action gouvernementale, au sentiment d’exclusion dans la gestion des affaires de la cité si ce n’est à leur détriment, à l’absence d’efficacité dans la gestion des biens publics, aux fraudes électorales massives qui ont fini par convaincre les Camerounais que voter ou ne pas voter ne servait à rien.

Une administration publique performante

Rationaliser l’administration publique devient un impératif pour l’Etat, qui doit être le principal levier du développement du pays et soucieux de participer de façon avantageuse à la compétition économique dans un monde globalisé.

  • Nous réformerons l’administration publique sur plusieurs aspects :
  • Le bilinguisme sera obligatoire et nul n’aura de place dans la Fonction publique s’il ne maîtrise l’anglais et le français, et à terme la langue nationale et ces deux langues étrangères;
  • Au niveau des Collectivités Territoriales Décentralisées ou des entités fédérées, nous accorderons un véritable statut juridique au personnel communal et des Régions ou des entités fédérées en tant que corps à part entière ;
  • La définition d’une politique d’accès à la fonction publique en créant les conditions pour une intégration progressive des talents venant du secteur privé dans l’administration publique ;
  • La maîtrise des effectifs par l’assainissement du fichier des agents de l’Etat afin de parvenir à la maîtrise du nombre exact des employés de l’Etat et de sa masse salariale ;
  • La mise en place d’une politique des ressources humaines permettant la définition des emplois et des compétences ainsi que des critères objectifs de gestion des carrières par la mise en oeuvre de l’ensemble des modules de l’application SIGIPES pour parvenir à une déconcentration totale de la gestion des personnels de l’Etat et une automatisation intégrale des opérations liées à la gestion de la solde ;
  • La formation continue tout au long de sa carrière pour tout agent sera vivement encouragée, voire obligatoire dans les fonctions techniques et les fonctions en lien avec les nouvelles technologies ;
  • La définition des objectifs liés à chaque poste de travail devrait être rendue obligatoire pour toutes les administrations, pour ce qui est de la performance.

Dans tous les cas, la transparence sera au coeur de la gestion publique.

L’E-Gouvernance (gouvernance électronique)

L’e-gouvernance est l’utilisation de l’outil informatique comme support d’interopérabilité entre tous les acteurs de la chaîne de développement d’un Etat. Cette chaîne est généralement tripartite : l’Etat, la société civile et les partenaires au développement.

Nous mettrons en oeuvre l’e-gouvernance avec par ordre d’importance :

  • L’e-administration, impliquant la gestion informatisée des opérations dans divers ministères et organismes publics. Un certain nombre de documents administratifs seront édités directement de façon électronique, limitant au passage le recours à des consommables (papier, encre, etc…) et assurant la traçabilité de tous les documents émis.
  • Les e-services qui se veulent être la plateforme permettant la mise à disposition des citoyens des informations et des services par les administrations publiques.
  • L’e-démocratie permettant aux citoyens et aux acteurs politiques de participer à la prise de décision grâce aux TIC.

Rétablir la confiance entre le peuple et les dirigeants

Nous désacraliserons l’homme politique, tout comme d’ailleurs tout détenteur de pouvoir public (fonctionnaire, policier, militaire, …) sans sombrer dans la vulgarité. L’homme politique et tout fonctionnaire doivent d’abord être au service de la nation et non se servir de la nation.
Nous mettrons en place un ensemble de règles de bonne gouvernance pour rétablir la confiance entre les citoyens et les dirigeants telles que :

  • Rémunérer les dirigeants à leur juste valeur ;
  • Réduire les dépenses relatives aux véhicules de fonction ;
  • Limiter le logement de fonction ;
  • Conditionner la rémunération des parlementaires à leur présence effective lors des travaux en session
    du Parlement.
MauriceKamto2018

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