Énergie

Énergie et électricité pour tous en 10 ans

Il est universellement reconnu que l’électricité est utile et nécessaire au développement de tous les secteurs : l’agriculture, l’industrie, la santé, l’économie, l’éducation, les logements et transports, l’éclairage public. C’est dire la place stratégique et le rôle primordial que joue l’énergie électrique dans la vie quotidienne. Sans elle, tout serait presque à l’arrêt.

Au cours de la dernière décennie, un certain nombre de projets dits ‘structurants’ par le gouvernement du Renouveau ont été définis. Force est de constater que, malgré les slogans de mise en service prévus pour fin 2014, les ménages et les PME camerounaises continuent de vivre quotidiennement aujourd’hui en 2018 au rythme des délestages récurrents qui affectent durablement tant la santé économique que le développement tout court du pays.

Or, le potentiel énergétique du Cameroun est considérable et encore très sous-exploité. Il est de 12.000 MW, faisant de notre pays le 3e en Afrique derrière la RDC et l’Éthiopie. Il pourrait devenir un des principaux produits d’exportation du pays, loin devant le pétrole par exemple.

Le Cameroun, une puissance énergétique : Électricité disponible pour tous et 80 % de ménages connectés en un mandat
– Exportation de l’énergie électrique

Nous ambitionnons de :

  • Fournir de l’électricité de manière constante et régulière à tous les ménages et toutes les entreprises du Cameroun où qu’ils se trouvent. Nous mettrons en place un système efficace de production et de distribution de l’électricité dans l’ensemble du pays avec pour objectif d’approvisionner de façon efficiente tous les ménages et entreprises du pays dans les 10 prochaines années. Dans tous les cas, 80 % des ménages camerounais seront branchés à l’électricité à la fin du mandat.
  • Améliorer le réseau de distribution de l’électricité dans les grandes villes pour réduire les risques liés à la vétusté du réseau et aux branchements anarchiques ;
  • Bâtir le décollage énergétique du Cameroun sur un mix entre différentes sources d’énergie en augmentant notamment la part des énergies renouvelables ;
  • Rendre effective la libéralisation de la production de l’électricité au Cameroun ;
  • Approvisionner efficacement les ménages en gaz de ville ;
  • Développer à terme des alternatives au bois de chauffage dans les campagnes, et dans l’intervalle, optimiser les techniques de cuisson au bois afin de réduire drastiquement la consommation d’énergie-bois tout en utilisant des foyers améliorés ;
  • Développer des parcs ou ‘fermes’ de panneaux photovoltaïques dans les régions Nord et Extrême-Nord où l’ensoleillement est une source abondante et disponible pendant une grande partie de l’année ;
  • Développer des parcs éoliens le long des axes routiers et des localités où le vent est fréquent, notamment dans les régions de la dorsale Ouest du Cameroun ;
  • Généraliser, lorsque cela est possible, l’utilisation de l’énergie solaire en vue de l’éclairage public (urbain, rural, interurbain)

Pour ce faire :

  • Nous établirons un cadastre rigoureux de la situation énergétique du pays en organisant des Etats Généraux de l’énergie associant différents ministères et en actualisant le Schéma Directeur de l’Électricité en particulier et de l’énergie en général ;
  • Nous réaliserons un maillage efficace du territoire pour réduire les délestages ;
  • Nous organiserons la fourniture de l’électricité dans nos grandes villes pour que chaque ménage et chaque entreprise puissent se connecter au réseau électrique en moins de 48 h ;
  • Nous privilégierons, pour la distribution de l’électricité dans les grandes villes, le câblage souterrain au câblage aérien. La mise en place progressive de ce réseau souterrain de câbles d’électricité pourrait se faire en même temps que l’installation du réseau d’égouttage
  • Nous améliorerons le cadre réglementaire et le rendrons incitatif au développement de la production indépendante d’électricité et de l’investissement privé dans les réseaux de transport de l’électricité ;
  • Nous matérialiserons les dispositions des décrets et arrêté existants régissant les activités du secteur de l’électricité en ouvrant effectivement le transport de l’énergie des sites de production vers les lieux de consommation aux investisseurs privés. Toutefois, le réseau final de connexion des ménages restera sous le contrôle des communautés locales ou des régions (ou entités fédérées) afin d’assurer la couverture des régions reculées ;
  • Nous favoriserons l’émergence d’un marché national de l’électricité avec la multiplication des acteurs aussi bien dans la production que dans la distribution. Pour cela :
  • Nous adopterons une meilleure tarification du transport de l’électricité ;
  • Nous clarifierons le rôle des fournisseurs indépendants d’électricité ;
  • Nous établirons les règles de fonctionnement du marché et d’utilisation des infrastructures de transport et de distribution.

 

Valoriser les sources d’énergies renouvelables

Nous développerons un cadre réglementaire et incitatif à la valorisation des sources d’énergies renouvelables, incluant les centrales isolées ou connectées au réseau national.
Toutes les formes d’énergie renouvelables potentielles seront valorisées :

  • Les investissements à participation publique pour l’exploitation de l’énergie solaire seront encouragés dans la partie septentrionale du pays où le soleil constitue un gisement inépuisable. Dans cette perspective, l’Etat participera aux projets Partenariat Public/Privé (PPP) pour l’installation des parcs ou ‘fermes’ de panneaux photovoltaïques dont les études de faisabilité se révèleront bénéfiques pour une injection et connexion au réseau électrique.
  • Nous généraliserons, partout où cela est possible, l’utilisation de l’énergie solaire en vue de l’éclairage public (urbain, rural, interurbain) ;
  • Les investissements à participation publique pour l’exploitation de l’énergie éolienne seront encouragés le long des axes routiers et dans les localités de dorsale Ouest du pays où le vent constitue un gisement à très haut potentiel. Dans cette perspective, l’Etat participera aux projets PPP pour l’installation des parcs d’éoliens dont les études de faisabilité se révèleront bénéfiques pour une injection et connexion au réseau électrique ;
  • La politique de construction de mini barrages hydroélectriques sera développée et généralisée sur les cours d’eau afin d’approvisionner les zones rurales et les villes de petite taille ou de taille moyenne;
  • La politique d’investissements pour la construction et l’exploitation des barrages (énergie hydroélectrique) le long des fleuves Nachtigal et Sanaga sera renforcée lorsque les besoins en industries seront clairement identifiés et convenus pour les régions Centre, Adamaoua et Est ;
  • Les investissements à participation publique pour l’exploitation de l’énergie biomasse issue de la transformation des ordures ménagères seront encouragés dans les grandes villes, en commençant par Douala et Yaoundé. Dans cette perspective, l’Etat et/ou les Régions (ou entités fédérées) participera aux projets PPP pour la création de 2 centrales thermiques (dont 1 pour Douala et 1 pour Yaoundé) exploitant l’énergie générée par l’incinération des ordures ménagères de ces agglomérations.

Une agence pour l’efficacité énergétique

  • Pour parvenir à satisfaire au plus vite les besoins énergétiques des ménages et des entreprises, nous améliorerons nos capacités de production, l’efficacité de notre système de transport, mais aussi et surtout réduirons les besoins en consommant juste ce qui est nécessaire.
  • Nous créerons une agence pour l’efficacité énergétique qui aura pour mission de :
  • identifier les barrières à la dissémination des technologies plus efficaces en énergie au Cameroun et définir les axes d’intervention (politique, régulation, formations) d’une agence/direction dédiée à l’efficacité énergétique ;
  • développer un cadre réglementaire et incitatif au développement des programmes d’efficacité énergétique dans les industries, le secteur tertiaire, le résidentiel et l’éclairage public ;
  • promouvoir la réflexion au niveau régional en vue d’adopter des règles et normes communes devant faciliter la mise en place des centrales d’achats ou d’unités de production pour satisfaire les besoins du marché de l’Afrique centrale ;
  • accompagner les entreprises dans la réduction de leur consommation en énergie et par ricochet de leur facture énergétique ;
  • promouvoir l’utilisation des technologies plus efficaces en énergie.

 

Exploiter le gaz issu de la production pétrolière

Nous mettrons en place une politique plus concertée qui permettra, lorsque c’est économiquement et environnementalement justifié, de définir les conditions de prise en compte, dans les permis d’exploitation des plateformes pétrolières et gazières, des clauses de valorisation des gaz associés pour la production d’électricité et ainsi accroître la disponibilité en énergie électrique du Cameroun.

Développer une sous-filière de production des matériaux et équipements de production et de transport d’électricité

Nous encouragerons et accompagnerons le secteur privé à investir dans les usines de production des matériaux et
équipements de production et de transport d’électricité (câbles électriques, compteurs, transformateurs).

MauriceKamto2018

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