La Femme

Marcher sur ses deux pieds : faire jouer pleinement à la femme son rôle dans notre pays (Women empowerment)

              Malgré un taux d’alphabétisation estimé à 75 % pour l’ensemble du pays, 50 % des illettrés sont des femmes fortement affectées par les contraintes culturelles et par le manque de politique gouvernementale spécifique.

             Les femmes, souvent aussi bien formées que leurs collègues hommes et très compétentes sur le plan professionnel, reçoivent souvent une rémunération inférieure à celle de ces derniers. Bien souvent, elles ne reçoivent pas la promotion qu’elles méritent si elles n’acceptent pas d’être soumise à des traitements dégradants voir traumatisants.

             Sur le plan politique, les femmes sont brillantes mais elles sont tenues en arrière-plan, confinées aux animations et à l’applaudissement, et souvent placées sur les listes électorales à des positions où elles n’ont pas de chance d’être élues. Les violences faites aux femmes ne cessent de gagner du terrain dans notre pays.
           

              Nous allons concevoir les politiques publiques adéquates pour permettre à la femme camerounaise d’obtenir toute sa place et de jouer pleinement son rôle dans la société nouvelle que nous proposons. Dans cette perspective, nous allons oeuvrer pour :

  • Permettre à la femme de participer aux avant-postes à la construction du Cameroun nouveau ;
  • Redresser une situation absurde d’infériorisation où la femme est encore maintenue ;
  • Permettre à la femme de recouvrer la plénitude de ses droits pour favoriser une accélération de la croissance
    économique.

Egalité homme femme, un principe inviolable

  • Rendre effectif l’égalité des droits entre les femmes et les hommes
  • Donner les mêmes chances aux jeunes femmes et aux jeunes hommes sur le plan éducatif.
  • Traduire dans les faits l’égalité des salaires entre les femmes et les hommes.
  • Favoriser et mieux traiter la maternité de la femme qui est une responsabilité au bénéfice de la collectivité.

Émancipation de la femme par l’éducation

Nous considérons que l’éducation est le levier principal pour l’émancipation de la femme dans notre pays, pour son
insertion dans le circuit moderne de production et pour sa contribution décisive au progrès général de la nation. Pour assurer l’émancipation de la femme par l’éducation, les mesures suivantes seront adoptées :

  • Mettre en place une politique vigoureuse de scolarisation des jeunes Camerounaises de toutes les régions du
    pays, les spécificités culturelles ne pouvant en rien constituer un obstacle acceptable à cette politique.
  • La scolarité sera obligatoire pour tous les jeunes hommes et femmes jusqu’à l’âge de 16 ans au moins. Nous
    lutterons ainsi contre les mariages précoces qui sont si dommageables à la femme.
  • Mettre en place le planning familial, et mener des campagnes dans les milieux scolaires pour informer les jeunes des risques des grossesses précoces. À ce propos les cours d’éducation sexuelle seront introduits suffisamment tôt dans le cursus scolaire pour former les jeunes filles à la connaissance de leur corps.
  • Renforcer les campagnes de sensibilisation des jeunes femmes et hommes aux techniques de contraception afin de réduire le nombre de grossesses non désirées.

La maternité, une responsabilité primordiale au bénéfice de la société

Nous prenons un engagement ferme pour la gratuité de la césarienne afin que plus jamais aucune femme ne meure en couche dans notre pays, ou ne perde son bébé faute de moyens lui permettant de s’offrir les soins nécessaires. Les mesures complémentaires suivantes seront adoptées :

  • Introduire le congé de paternité pour encourager les hommes à soutenir leurs épouses après un accouchement,
    afin que la femme ne soit pas seule pour la prise en charge des petits enfants.
  • Mettre en place une politique de garde des enfants pour permettre à la femme d’aller plus librement au travail.

Une promotion des activités de la femme

Nous mettrons en place une politique de promotion des activités de la femme consistant à créer, dans les zones
rurales les plus reculées et dans les zones urbaines à forte densité de population, des structures de micro-banque de développement rural ou de microfinance urbaine. Les mesures suivantes seront mises en oeuvre dans l’optique de la promotion des activités de la femme :

  • Encourager nos femmes, très nombreuses aujourd’hui dans le secteur dit informel, à s’inscrire dans un cadre
    légal qui leur permettra de bénéficier de la sécurité sociale.
  • Mettre en place des programmes pour aider nos femmes à professionnaliser la gestion de leurs petites activités qui aujourd’hui fournissent l’essentiel des revenus de nombreuses familles.
  • Mettre en place les soutiens techniques et financiers appropriés pour l’épanouissement de la femme dans les circuits de l’industrie et les secteurs tertiaires.

Un rôle de premier plan dans la société

Nous formerons les femmes pour qu’elles jouent un rôle de premier plan dans la société dans tous les secteurs :
politique, affaires, industrie, recherches et innovations, etc. Pour ce faire :

  • Nous augmenterons le nombre de femmes dans le gouvernement, à des postes qui ne sont pas dédiés ou
    seulement symboliques.
  • Nous augmenterons le nombre de femmes au parlement, à divers niveaux de la hiérarchie administrative, et à
    la tête des entreprises publiques.

 

FINANCEMENT DE LA POLITIQUE SOCIALE

La politique sociale sera financée par :

La redevance audiovisuelle instituée par l’ordonnance n° 92/004 du 12 décembre 1992, calculée par tranche de salaire, sera réaffectée pour 1/3 à la CRTV et pour 2/3 au Fonds Social de Solidarité (FSS).

La Grande Taxe de Solidarité (GTS) sera répartie à proportion de 50% pour l’Assurance Maladie Universelle Minimum (AMUM) et à 50% pour le FSS.
La réduction du train de vie de l’Etat de 25% (réduction du budget des missions, représentation et cérémonies, du nombre et de la puissance des véhicules administratifs, des dépenses de carburant, des frais de fonctionnement, notamment en privilégiant les prix du marché (avec règlement des facture à 60
jours aux maximum) aux prix pratiqués sur la base de la mercuriale), suppression des frais de participation aux commissions internes à l’administration etc.)
La réduction de 25% de la ligne des dépenses communes

MauriceKamto2018

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