La santé

Repenser le système de santé

Le secteur de la santé est devenu une tragédie nationale. Le taux de mortalité infantile est parmi les plus hauts
d’Afrique. Ceci est d’autant plus choquant que les PMI (Protections Maternelles et Infantiles) ont été supprimées et à la place, ont été créés des centres Mères et Enfants réservés à une communauté élitiste.

Sur le plan des infrastructures, le pays dispose de moins de la moitié d’hôpitaux que certains pays de niveau comparable pour un même échantillon de population possèdent, avec un phénomène qui est devenu dramatiquement courant et banal dans le jargon hospitalier : la « pénurie ». Pénurie de dialyse, de vaccins BCG, d’ARV qui arrivent de temps à autre, ou « sur hautes instructions de… ».

Nous organiserons des états généraux de la santé pour préparer les bases de l’élaboration d’un projet de loi-programme relatif à l`organisation du système de santé et la formalisation des principaux axes. Nous nous engageons donc à :

  • Établir une véritable carte nationale de santé au Cameroun
  • Augmenter la part de la santé dans le budget de l’Etat : Passer de 6% actuellement à 15% (objectif fixé par l’Union
    Africaine à Abuja).
  • Réformer le système de santé afin de :
    • Rendre des soins de santé de base accessibles gratuitement à tous et éradiquer les grandesendémies ;

    • Faire du Cameroun un pôle d’excellence en soins de santé dans certaines disciplines et faire en sorteque le pays devienne une destination pour le tourisme de santé.

  • Redéfinir la politique de construction et de gestion des infrastructures sanitaires en explicitant les rôles
    respectifs de l`État, de la Région et du secteur privé.
  • Viser la réalisation des Objectifs du Millénaire du Développement (OMD) liés au paludisme en 10 ans ;
  • Recruter massivement des médecins et infirmiers et les affecter en priorité dans les zones où il y a pénurie.

Des hôpitaux de proximité sur tout le territoire

Créer des hôpitaux en fonction des besoins des populations et de leur répartition sur le territoire et non en fonction
des motifs politiques. Dans ce but :

  • Nous construirons à travers le pays, des centres de santé de première nécessité, de sorte que chaque ménage
    se trouve au plus à 5 km d’un tel centre. Nous construirons par maillage des hôpitaux dans les arrondissements ou les départements
  • Nous construirons dans chaque capitale régionale (ou d’entité fédérée) un hôpital de référence, doté des principaux
    services, de spécialités complémentaires, et des équipements et plateaux techniques adéquats

Des hôpitaux de référence à Douala et à Yaoundé

Renforcer l’attractivité des centres hospitaliers des grandes villes en y ouvrant des services de pointe.

  • Renforcer les hôpitaux de référence des villes de Yaoundé et Douala et les aligner aux meilleurs standards
  • Favoriser la contribution des médecins actifs au sein de la diaspora aux hôpitaux camerounais.

Une agence pour le contrôle des médicaments

  • Nous créerons une agence nationale pour le contrôle des médicaments.
  • Renforcer la loi sur le commerce illicite de médicaments.
  • Réduire le coût des médicaments en préférant l’importation de médicaments génériques.
  • Des programmes de soutien seront mis en place pour encourager les pharmaciens et industriels camerounais
    à investir dans la production locale de médicaments.
  • Renforcer la collaboration avec les pays de l’Afrique Centrale pour le contrôle de la circulation des médicaments.

Un Institut national de recherche et de production des médicaments

-Cet Institut résultera de la transformation de l’actuel Institut national des Plantes médicinales. Sa mission ira au-delà du recensement desdites plantes pour s’étendre, d’une part à la mise au point de médicaments notamment à partir de la pharmacopée camerounaise, d’autre part au contrôle-qualité des médicaments importés.
– Le Cameroun développera ses propres normes de mises sur le marché des médicaments développés par l’Institut.
– L’Etat s’impliquera, par le biais de la SNI, à la création d’un bras industriel de l’Institut, chargé de la production industrielle des médicaments mis au point.

Du matériel de soins à la portée des centres de santé

Nous mettrons l’accent sur la création d’entreprises de production de matériel de soins de santé de base tel que l’oxygène, les pansements, les tubulures de perfusions, les cathéters, les produits de désinfection.

Des médecins généralistes pour tous

Encourager et inciter les médecins généralistes à s’installer dans toutes les communes.

Une rémunération décente pour le corps médical

  • Revoir à la hausse la grille salariale des médecins dans les structures publiques.
  • Renforcer le contrôle des prestations des médecins et infirmiers des hôpitaux et centres de santé publics.

Une formation de qualité

    • Pourvoir les établissements universitaires d’équipements modernes.
    • Assurer une formation de qualité pour tout le personnel requis.
    • Adosser les facultés de médecine aux hôpitaux régionaux.
    • Nouer des rapports privilégiés avec la Diaspora pour renforcer la formation des médecins.

Une agence pour le contrôle alimentaire

Nous créerons une agence pour le contrôle alimentaire ayant pour mission de :

  • Contrôler les industries agro-alimentaires locales.
  • Contrôler les importations de produits alimentaires.
  • Collaborer avec les pays de l’Afrique centrale pour établir la traçabilité des produits alimentaires circulant dans la zone
MauriceKamto2018

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